Embryonidée

Lorsque j’ai une idée, j’hésite entre l’écrire dans mon journal, l’écrire sur mon blog ou bien en faire une vidéo. Bien souvent, ce seul choix suffit à me décourager d’en faire un.

Il y a aussi toutes les questions annexes : si c’est trop intime, mieux vaut l’écrire. Mais, une vidéo peut s’écrire aussi. Il y a toutes ces choses que je donne de moi, gratuitement. Cela serait tellement plus facile d’avoir à parler de produits, faire tourner sa petite affaire, que les vidéos soient vues. J’envie ces youtubeuses parfois. Et puis, je reviens à la réalité : depuis quelques jours, pour meubler mon appartement, j’achète des choses. Cela me prend du temps. Une excitation qui dure quelques minutes et tout retombe. Le soir, c’est pire. Ce sentiment d’inutilité.

Je me suis vue, revenant chez moi, fière, avec tous mes sacs, les vidant littéralement sur le sol en petite montagne. Escalader cette montagne. M’assoir avec aplomb au sommet et là, dérouler le ticket de caisse, long très long, s’étalant jusqu’en bas de la montagne. Puis énumérer la liste des achats : table basse (citer la marque) : (Prix d’origine) Euros au lieu de … (etc) Tant d’euros économisés… (Dis sur un ton solennel).

J’ai éclaté de rire toute seule.

Depuis, quand je reviens chez moi avec un sac, cette image revient et je ris à nouveau. Mon imagination est sympa avec moi.

Quand j’y pense, et maintenant que je l’ai écrite, je me dis que cette idée aurait plutôt mérité d’être filmée. Mais si j’avais décidé de la filmer, je ne l’aurais pas écrite et encore moins filmée. C’est tellement de boulot une vidéo. Flemme souvent.

motivation

En attendant le petit bonhomme vert

Je rentre du marché. Il faut traverser une route. Petit bonhomme rouge. Il n’y a personne. Je passe. Il faut noter que très souvent, je me sens idiote car je reste de longues secondes dans cette situation, incapable de traverser à cause du bonhomme rouge. Avec personne qui passe. J’aurais eu le temps de passer 3 fois. 4 fois. 5 fois…

Au moment où j’arrive de l’autre côté, une femme me sermonne :

« Vous devez attendre que le petit bonhomme soit vert pour traverser quand-même !!!

Moi, (amusée) : – Oui, enfin, madame, il n’y avait personne !

Elle, (sèchement) : – Et bah c’est pas grave ! On attend quand-même ! »